Caries, fêlures, usure
Dépistage des caries, y compris entre les dents où l'œil ne voit rien — d'où les radiographies. Contrôle des anciennes restaurations, recherche de fêlures, évaluation de l'usure de l'émail.
Un premier rendez-vous sert d'abord à comprendre votre bouche dans son ensemble, avant de décider quoi que ce soit. Voici comment il se déroule et ce qui en découle.
Une dent ne se dégrade jamais toute seule. L'état des gencives, la façon dont les mâchoires se referment, une dent absente depuis des années, une ancienne restauration qui fuit : tout cela s'influence. Traiter une dent sans avoir vu le reste, c'est réparer sans savoir pourquoi ça s'est cassé.
C'est pourquoi le premier rendez-vous est un bilan, pas une séance de soins. Sauf urgence ou douleur, nous n'intervenons pas ce jour-là : nous examinons, nous expliquons, et nous vous remettons un plan de traitement écrit avec un devis. Vous décidez ensuite, sans pression.
Un examen complet demande environ trente à quarante-cinq minutes. Il combine l'examen clinique, les radiographies nécessaires et un entretien sur vos antécédents.
Dépistage des caries, y compris entre les dents où l'œil ne voit rien — d'où les radiographies. Contrôle des anciennes restaurations, recherche de fêlures, évaluation de l'usure de l'émail.
Nous mesurons l'attache de la gencive autour de chaque dent à l'aide d'une sonde graduée. C'est indolore et c'est le seul moyen de dépister une parodontite avant qu'elle ne fasse bouger les dents.
Contrôle des points de contact entre le haut et le bas, des articulations de la mâchoire et des signes de serrement ou de grincement nocturne — une cause fréquente de dents fêlées, de sensibilités et de tensions musculaires.
Langue, joues, palais, plancher de la bouche : nous inspectons systématiquement les tissus mous. La très grande majorité des anomalies vues sont bénignes, mais elles se dépistent d'autant mieux qu'on les cherche.
Cet ordre n'est pas administratif : chaque étape conditionne la solidité de la suivante. Poser une couronne sur une gencive malade, c'est bâtir sur du sable.
Une douleur, un abcès, une dent cassée : c'est traité en priorité, indépendamment du reste. Le plan complet se construit ensuite, au calme.
Détartrage, et si nécessaire traitement des gencives. Une parodontite non traitée compromet à terme tout ce qu'on posera dessus. C'est aussi le moment où les habitudes de brossage sont revues avec vous.
On garde ce qui peut l'être : caries traitées et restaurées en composite, dévitalisations quand la pulpe est atteinte, inlays et onlays lorsque la perte de tissu est importante.
Une fois la bouche saine : couronnes, bridges, implants ou prothèse squelettée selon la situation et selon ce que vous souhaitez.
Des contrôles réguliers, à un rythme adapté à votre risque personnel. C'est l'étape la moins spectaculaire et la plus rentable : elle protège tout ce qui a été fait avant.
Oui, et c'est précisément l'intérêt. Une carie ne devient douloureuse que lorsqu'elle a atteint le nerf, c'est-à-dire tard : à ce stade, une petite obturation ne suffit plus. La parodontite, elle, est indolore presque jusqu'au bout — les dents commencent à bouger sans avoir jamais fait souffrir.
L'absence de douleur renseigne sur l'urgence, pas sur l'état de santé de la bouche.
Une fois par an convient à la plupart des adultes dont la bouche est stable. Le rythme passe à deux fois par an, parfois trois ou quatre, en cas d'antécédent de parodontite, de diabète, de tabagisme, de bouche sèche, de nombreuses restaurations à surveiller ou d'appareillage orthodontique. Nous fixons cet intervalle avec vous à la fin du bilan, et nous le réajustons dans le temps.
Elles ne sont pas systématiques, mais elles sont souvent indispensables : les caries entre les dents et sous les anciennes restaurations, l'os autour des racines, un kyste ou une dent incluse ne se voient pas autrement. Nous ne prescrivons que les clichés utiles au diagnostic du jour.
Les doses délivrées par nos capteurs numériques sont très faibles. Si vous avez des clichés récents faits ailleurs, apportez-les ou faites-les nous transmettre : cela évite de les refaire.
Oui, toujours, et le plus simple est d'apporter votre ordonnance ou la liste complète. Certains traitements changent réellement notre façon de procéder : les anticoagulants et antiagrégants pour la gestion du saignement, les bisphosphonates et autres traitements de l'ostéoporose pour tout geste touchant l'os, les immunosuppresseurs pour le risque infectieux.
Signalez également un diabète, une valve cardiaque, une prothèse articulaire récente, une allergie, une grossesse en cours ou envisagée. N'arrêtez jamais un traitement de vous-même avant un rendez-vous dentaire : si une adaptation est nécessaire, elle se décide avec votre médecin.
Dites-le en arrivant, c'est utile et ça n'a rien d'exceptionnel. Le premier rendez-vous étant un examen, il n'y a rien à redouter de ce jour-là — c'est déjà, en soi, une façon de reprendre contact.
Pour la suite, nous travaillons par séances courtes, en expliquant chaque geste avant de le faire, avec un signe convenu pour interrompre à tout moment. L'anesthésie est posée sans se presser, après application d'un gel de surface. Dans les situations les plus difficiles, nous en discutons et envisageons une prise en charge adaptée.
Tout plan de traitement fait l'objet d'un devis écrit et détaillé, remis avant le début des soins. Nous vous expliquons les alternatives quand il y en a, y compris les moins chères, ainsi que ce qui relève de la prise en charge de la CNS et ce qui reste à votre charge. Rien ne démarre sans votre accord.
Vous ne serez ni jugé ni sermonné — c'est une situation que nous voyons chaque semaine. Plus l'interruption a été longue, plus le bilan initial est utile : il permet justement de hiérarchiser, de commencer par ce qui compte, et d'étaler le reste dans le temps. Reprendre progressivement vaut infiniment mieux que continuer à attendre.
Un bilan complet, un plan de traitement écrit, un devis. Vous décidez ensuite.